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Voici comment ça se passe un TOP CHALLENGE quand on est débutant!
Je pense que je suis la bonne personne pour vous raconter « mon histoire » le point de vue d’un débutant.
Expériences antérieures :
-½ journée 2 semaines avant le Top Challenge, j’ai rejoint Charles, Christine et Jay-Louise à la côte KV* Hill. J’ai fait 2
ou 3 descentes en partant de la moitié de la côte.
-1 journée 1 semaine avant le Top Challenge. Nous étions 4 : Charles, Daniel C, Guillaume et moi. 2 descentes de la mi-côte et
ensuite 3 descentes à partir d’en haut. La où j’ai eu la piqûre, c’est lors de l’avant dernière descente lorsque j’ai atteint
une vitesse de 79,5km/h. Ainsi que ma dernière descente, où j’ai vu qu’il était possible d’aller plus vite que Charles. Laughing
Il est à noter que la côte KV* Hill ne contient aucun virage et qu’à partir d’en haut nous avons une vue sur le bas de la côte.
Il y a même une côte montante au bas, ce qui nous arrête complètement sans effort.
équipement :
Grâce à Charles, j’ai pu pratiquer avec un de ses habits de cuir, ses protecteurs de coude et genoux et même ses gants en cuir.
Je portais mon casque de moto (accrédité SNELL).
Lors du Top Challenge, j’avais mon casque et manteau de moto, des pantalons en cuir appartenant à Charles, des gants en cuir que
je me suis acheté pour le patin de vitesse cet hiver.
Bien sûr, j’ai fait le tout avec mes patins de vitesse SEB.
L’inscription au Top Challenge du vendredi.
À plusieurs reprise, je me suis répété que j’étais stupide de payer pour me peter la gueule et que je devrais rebrousser chemin.
Même qu’après avoir rempli tous les papiers, il a fallu que je reparte pour aller au guichet automatique puisqu’il n’acceptait
pas les chèques. Je me suis dit : ‘Devrais-je écouter ce signe?’. Enfin! Je me suis inscrit et Charles semblait bien content de
voir que j’avais enfin le bracelet orange au poignet.
Samedi matin :
Une fois en haut de la côte, j’avais le coeur en mode marathon. Je m’habille en pensant que ça ne paraissait pas trop que j’étais
stressé jusqu'à ce que Charles me dise de respirer. Hihi! À la ligne de départ pour la première « Free Ride ». Je me dis : S’ils
le font, je peux y arriver. Ma grande crainte est une fois rendues en bas de la côte, comment on arrête! Le départ est donné,
les fous (les autres) partent en patinant pour accélérer dans la côte de lancement. Moi, j’suis pas fou, je fais des virages et
je reste debout pour aller le moins vite possible. Le premier virage se prend facilement, je pense même patiner dans le bout droit,
mais mon bon sens me retient puisque je pense toujours à comment je vais m’arrêter au bout. Les autres virages se prennent facilement,
je reste en position pour prendre dans le vent. La vitesse est vraiment contrôlée, je passe la ligne d’arrivé et l’arrêt ce fait sans problème.
La deuxième descente :
Nous descendrons à 8. Normalement c’est 4, mais comme il manquait de temps et que nous voulons donner un SHOW, nous avons suggéré d’y
aller à 8, mais il fallait y aller tout de suite. Je n’étais pas prêt, mes patins n’étaient pas attachés, je les attache rapidement
sans les lassés assez serrer. Je pars moins vite que les autres et je reste bon dernier. Une fois dans le grand droit, je prends une
position de recherche de vitesse « TOC » et je dépasse 3 patineurs. Dans le deuxième virage, j’arrive vite en titi, mes 2 patins commencent
à faire à leur tête, vont dans toutes les directions, d’un bord, de l’autre, partout sauf en ligne droite. Je cris dans mon casque,
certain que c’est le temps pour une débarque! Daniel C. qui était juste à ma droite (du côté extérieur) à eu chaud lui aussi en voyant
mes mouvements incontrôlés. Je m’écrase sur mes patins et le tout redeviens stable, c’est à n’y rien comprendre j’aurais dû planter.
Ma mère dira que c’est mon ange qui m’a supporté et je pense la même chose, j’ai vraiment eu la chienne de ma vie! Enfin je suis rendu
à la ligne d’arrivé, c’est le free for all, nous sommes huit à vouloir arrêter. Je me lève debout pour ralentir, fait quelques petits
virages et débute mon freinage en T lorsque je vois Charles par terre dans la clôture du fond! MON freinage à réussi.
Les qualifications se sont fait en quatre descentes une après l’autre, sans attente. Cette fois, mes patins étaient tellement serré
que j’en avait les pieds engourdis et j’essayais de les lousser en remontant dans le pickup, mais j’étais toujours à la course pour les
rattacher en haut. Comme je n’avais aucun but de qualification c’est un hasard que je me sois qualifié pour les courses du lendemain!
C’était 4 courses de 3 patineurs, je suis arrivé 2 fois deuxième et 2 fois troisième. Plus je descendais plus mes patins étaient
stables dans les virages, mais me donnaient tout de même à moi ainsi qu’aux spectateurs (Claire, Edith, Julie, Seb, Annie ainsi qu’à
la télévision Radio-Can) quelques sueurs froides.
Le dimanche matin… Et bien il pleut!
Je ne peux pas croire qu’ils vont faire la course quand même. Je m’habille, mais je ne crois pas y aller. Je vais avec les autres
pratiquer des « slides » sous la pluie ou enfin sur un asphalte mouillé (dans la section en haut du départ). Je tombe quelques fois,
les Français me donnent des trucs. Je fini par comprendre comment faire le chasse neige en patin, enfin au moins avec un des 2 patins,
mais je tombe ou je tourne pour me trouver à reculons à chaque fois. Les autres patineurs sont rendus au départ. Je leur fais signe que
je n’y vais pas, parce que moi, je ne suis pas fou! Eux et bien ils y vont quand même. Alors je pratique encore un slide et je réussi.
Je me pointe à la ligne de départ et demande s’il est trop tard, ils me répondent : Awaiye! Vas-y grouille! J’ai fait du slide (avec un seul
patin) pour presque toute la côte, mais au moins je l’ai fait!
La deuxième descente, je l’ai fait avec les autres cette fois-ci et un peu plus vite, j’ai fini troisième et très près de Daniel C.
Les courses OFFICIELLES!
Nos courses ont débuté pas mal plus tard en après-midi et le temps c’était de beaucoup amélioré. L’asphalte était que partiellement mouillé
ou même pratiquement sec. La semi-finale, je suis parti très vite, mais pas assez pour dépasser le Français (je ne sais plus c’était lequel),
Charles m’a dépassé après le premier virage et je n’ai pas réussi à m’accrocher derrière lui, j’ai donc fini troisième, mais je suis très
satisfait puisque je n’ai pas eu peur cette fois et j’ai quand même fini proche des vainqueurs.
La finale de consolation :
Le départ est donné et Nicolas a déjà au moins un coup de patin de donné, mais pas de faut départ annoncé alors je pousse au maximum,
Olivier fait la même chose. Je m’accroche derrière lui, dans le 1er virage, je me fais déporter plus que lui, les places change.
Je suis à gauche derrière Daniel C., Nicolas R. à droite derrière Olivier F. Daniel se tasse pour aller en arrière de Nicolas. Je reste
à gauche. Nicolas tente un dépassement à la droite d’Olivier et Olivier tombe. Daniel à réussi à l’éviter, je ne sais trop comment et
il dit qu’il ne s’est pas rendu compte que qqn était tombé. J’imagine qu’il était rendu derrière moi. Enfin la course continue, je prends
le deuxième virage à la droite de Nicolas pour venir côte à côte entre le virage 2 et 3. Nicolas ne m’a laissé aucune porte ouverte, il m’a
tassé vers l’asphalte mouillé pour le troisième virage. J’ai terminé derrière lui. Olivier est arrivé quelques secondes plus tard sans
même une égratignure.
Tout ça pour dire que c’est beaucoup d’émotion, mais que c’est ouvert à tout le monde. S’il y a toujours du patin au Top Challenge l’an
prochain, tout le club devrait y participer!
Simon Clément
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