Grand Défi de Victoriaville
9-10 septembre, 2006

Jay-Louise Nadeau

 

Quand j’ai vu le Grand Défi de Victoriaville sur le calendrier, à peine deux semaines avant l’événement, mon coeur a littéralement bondi d’excitation. Cinq épreuves! Dont aucune n’est trop longue ni trop exigeante. Et il y a une épreuve du patin. Quelle meilleure façon de passer un samedi de la fin de l’été, surtout quand le volet-patin du Festival de la Santé est annulé?

Rendue sur le site, j’ai été fort impressionnée par l’organisation et le travail des bénévoles. Dans une tente, on nous donnait nos dossards (trois par participant) et notre puce, et inscrivait notre numéro sur chaque jambe. On m’a expliqué que tout ça était nécessaire parce que la puce ne donnerait que notre temps d’arrivée finale. Puisque la plupart des épreuves compteraient plusieurs boucles, des bénévoles devraient noter chaque numéro à chaque boucle. Si ton numéro était déchiré, caché, ou couvert de boue, tu risquerais d’être considéré comme un tricheur.

Dans une autre station, l’épreuve d’escalade avait lieu. Ce samedi le 9 septembre 2006, il pleuvait, donc le mur et les environs étaient mouillés. J’ai deviné que j’avais été parmi les derniers à s’inscrire, parce que je grimpais presque toute dernière. J’étais beaucoup plus nerveuse qu’anticipé, mais j’ai bien grimpé le premier mur et essayé deux fois le deuxième. J’ai pourtant manqué deux prises et commencerais donc le patin deux minutes après les meilleurs grimpeurs.

On nous a réunis après une pause pour les instructions (assez compliquées!) et c’est le départ du patin. Il mouillait, et le pont en bois était un vrai danger. J’ai quand même fait mon meilleur effort, et j’ai réussi à rattraper toutes les femmes qui n’avaient pas de pénalité d’escalade (avec un « 0 » marqué sur le dossard). J’ai donc commencé le vélo en première. Ô ironie… c’était le vélo que j’ai trouvé le plus dur. Il pleuvait très fort et le parcours était très technique (singletrack, gravier, boue boue et encore de la boue, moi qui suis habituée au sable!). Une femme (avec un « 0 ») m’a vite rattrapée et on roulait ensemble pendant une bonne quarantaine de minutes. Puis une autre fille, la future gagnante, qui portait une pénalité de « 3 » nous a dépassées à une vitesse d’éclair! Impossible de la suivre. La fille avec qui j’étais a réussi à me larguer dans un endroit rocailleux, et je me trouvais donc troisième. Je me suis juré de garder ma place, mais… j’ai pris un mauvais virage après la première boucle de la montagne (le ruban « ne pas entrer » avait été complètement déchiré) et je me suis égarée un peu… quand j’ai retrouvé le parcours, la meilleure grimpeuse, vêtue d’orange et bien en vue sur la montagne, m’avait dépassée et je n’ai pas pu la rattraper.

Le retour à la ligne du départ après les deux boucles de la montagne semblait interminable. J’avais bien hâte de m’asseoir dans un kayak, et mon but était de garder ma place parmi les femmes, rien de plus. Je pagayais tranquillement, c’était bien relaxant et à vrai dire la partie la plus agréable de la course! Ça a passé très vite, puis la course à pied dans une boue parfois profonde de dix centimètres. La gagnante avec sa « 3 » ma lappée vers la fin, toujours à une vitesse impressionnante, et il me restait 2 km à « courir » (voir « tituber comme un smilodon dégriffé ») avant de pouvoir m’arrêter.

Les conditions étaient difficiles, mais je n’ai presque jamais vu une course si bien organisée. Tous les bénévoles étaient souriants et gentils, même sous une pluie battante. Les enfants locaux qui nous indiquaient le chemin aux virages venaient nous parler après la course et nous encourageaient de revenir les voir la prochaine fois! C’était l’incarnation de ce que j’imagine était la communauté d’antan, dans son sens le plus positif, avant qu’on vive tous dans des grandes villes dépersonnalisées. Charmant.

Je voudrais aussi remercier la blonde d’un membre de l’équipe Stamina qui m’encourageait tout le long!! C’était la huitième fois que son chum le faisait, et ils avaient vu mon message sur le site de RM. Une fois en particulier, après m’être égarée, son encouragement m’a beaucoup remonté le moral.

J’encourage tous les RMais d’essayer cet événement génial la prochaine fois!

Jay-Louise Nadeau

 

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