| [Bernard raconte le marathon de 27 km sur glace, tenu le 9 février à Joliette sur la
rivière l'Assomption. Les photos sont ici.]
Pour une deuxième année consécutive, les gens de Joliette ont organisé un marathon populaire sur leur belle et grande patinoire sur la rivière l'Assomption. Il faut mentionner que cette patinoire est d'une longueur de 4,5 km, c'est-à-dire, une boucle de 9 km. Cette année, nous avons eu un événement grandi et amélioré. En effet, l'an dernier, nous n'avions qu'une seule course de 9 km, tandis que cette année, nous avons débuté avec un marathon de 27 km pour les patineurs à longues lames, suivi d'un marathon populaire de 9 km. En ce matin du dimanche 9 février 2003, nous nous sommes rencontrés avant 9h00 pour l'inscription au Restaurant Chez Henri à Joliette. Parmi les participants du club de Roller-Montréal on retrouvait Charles Beaudoin, François Leclerc, Dany Lévesque, Robert Mitchell, Renaud Nicolas, et moi-même. Nous étions accompagnés de quatre de nos amis de Québec, à savoir Pierre Gagné, Gaétan Rochette, André Gagnon et Gilles Beaulieu, ainsi que de deux amis de Montréal, Hugo Langlais et Alain Meilleur. J'espère n'avoir oublié personne! À notre grande surprise, les organisateurs ne nous ont pas chargé de frais d'inscription. Je crois que c'était une première pour la majorité des patineurs que d'être accueillis gratuitement pour une course. Il faut dire que les gens de Joliette et de Chez Henri sont réellement très sympathiques. Le départ étant fixé pour 9h30, nous sommes descendus sur la glace pour nous réchauffer un peu. Il faut dire que la température se situait aux environs des –6 degrés Celcius et donnait une sensation un peu plus froide avec un taux d'humidité et un petit vent qui agaçaient un peu les patineurs. Plusieurs d'entre nous avons fini par rajouter une couche ici et là. Le départ du 27 km fut donné par la propriétaire de Chez Henri. Et dès le départ, un des nôtres est parti à un rythme qui en a laissé plusieurs songeurs. Derrière lui s'est formé un peloton d'environ la moitié du groupe. Le peloton s'est tenu pour environ un tour. Par la suite, il s'est fractionné. Notre ami, Pierre Gagné, âgé de 70 ans, patine comme un jeune, et il faut dire que rares sont les jeunes qui peuvent le suivre. Le maître est rusé et fort, et c'est un plaisir de patiner en sa compagnie. Pierre ne s'en laisse pas passer et il faut surtout dire que rares sont les patineurs qui ont réussi à le dépasser. Dès le départ, Pierre a formé avec Robert, Alain et quelques autres patineurs. Ils ont imposé leur rythme, trop fort pour un bon nombre de patineurs qui ont finalement décroché du peloton. Au dernier tour, un patineur seul devançait tout le monde, et personne n'allait le rejoindre. L'action se passait surtout dans le peloton qui le suivait loin derrière. En effet, Alain, Pierre, Robert et Dany formaient le peloton de poursuite et lorsque Alain est tombé, Pierre et Robert ont augmenté de plus en plus leur avance. Au fil d'arrivée, le gagnant termina en un temps de 48+ minutes, suivi de Pierre et Robert dans les 49+ minutes. Dany et Alain suivirent. Quelques autres patineurs entrèrent avant que je passe le fil d'arrivée avec un autre patineur en 52 minutes et 53 secondes. Le reste du groupe entra dans les minutes qui suivirent. Ce fut vraiment une belle expérience dans un paysage magnifique. Une fois tout le groupe entré, suivit le marathon populaire de 9 km, où plus d'une douzaine de patineurs et patineuses de tous âges participèrent. Il est dommage que nous n'ayons pas eu plus de participants. Ce serait bon que, l'année prochaine, les organisateurs en fassent la promotion beaucoup plus tôt de façon à attirer un plus grand nombre de participants. Nous avons également eu la visite de Brigitte et Stéphane et leur fils Xavier qui sont arrivés après les courses. Ils sont allés patiner et nous ont rejoints plus tard pour le lunch. Nous avons en effet fini par une bonne bouffe Chez Henri, et ce, à un prix très abordable. Quelle belle journée, en compagnie de copains qui partagent la même passion. Ce serait bon de voir plus de membres de Roller-Montréal et de patineurs en général, venir vivre ce genre d'expérience, chacun à son rythme. La réussite des événements de ce genre repose sur une bonne participation et sur le fait que ça devienne "populaire". Un marathon devrait être avant tout une expérience personnelle autant qu'un défi personnel. Il ne faut surtout pas penser que nous ne sommes là que pour gagner, car bon nombre d'entre nous aurions abandonné il y a longtemps. Un marathon ou une course c'est plutôt, une expérience commune que nous vivons avec des gens passionnés pour le patin, le plein air et le dépassement de soi, quel que soit le niveau que nous choisissons. [Pour voir des photos de l'événement, faites clique ici!] Bernard Doth |