| [Isabel a participé à la course de 42 km au sein du Festival de la Santé, le 14 septembre.]
Il manquait environ 9 minutes pour le départ et je n'avais pas encore chaussé mes patins. Je n'étais pas sûre que j'allais participer. Mon mental me disait de m'en aller chez moi. D'aller plutôt faire les 30 km. C'est Bernard Doth qui m'a donné le petit "push" qu'il fallait pour que je me décide. Merci Bernard. Je me suis placée en arrière du peloton et j'ai été la dernière à partir. Lentement, sécuritairement... tout d'un coup j'entends les bicyclettes qui descendaient la pente. Je me suis tassée pour les laisser passer. J'ai continué à pas de tortue jusqu'au circuit Villeneuve. Là, j'ai commencé à prendre un peu de confiance en moi et j'ai augmenté ma vitesse. Au loin, j'ai apperçu un peloton. Je me suis mise en quatrième vitesse et j'ai essayé très fort de les attraper. À la sortie du pont Concorde, mes efforts ont enfin porté fruit et j'ai attrapé le peloton. Quelle n'a été ma surprise de voir Rod dans ce peloton. D'habitude il va bien plus vite ! Merci Rod de ton altruisme et d'avoir aidé et accompagné ceux qui patinaient moins vite. J'ai enfin pu relaxer un peu... D'autres patineurs sont venus s'ajouter au peloton et d'autres l'ont quitté. Au coin de St-Jacques et St-Laurent [près de la fin] le peloton était formé de Rod, Inga Petri, Michel Falk et moi. Je les ai quitté à ce moment-là. Je tiens à vous remercier de m'avoir gardé dans votre peloton sans que je doive tirer aussi. Rod m'a dit de relaxer ! Je n'ai pas insisté... :-)) À partir de St-Laurent j'ai patiné toute seule (fatiguée un peu - patiner en faisant tout le temps attention pour ne pas glisser c'est épuisant...). En arrivant à la pente Berri j'ai regardé la montre et je n'avais que 10 minutes pour arriver en moins de deux heures. J'ai monté la pente de peine et de misère et je me suis pressée pour arriver à temps. 1 h 57 min. Youppi, je suis arrivée à temps et je ne suis pas tombée une seule fois ! Merci Beaucoup le peloton pour votre aide et les petits "push" qui ont fait toute la différence (incluant Jonathan qui m'avait dit que j'étais capable...). À l'année prochaine! P.-S. : C'est grâce à Eddy Matzger que j'ai eu le courage de patiner sur une chaussée fort mouillée. Son atelier m'a permis de comprendre la technique et pratiquer l'alignement nécessaire pour garder l'équilibre. Merci Eddy ! Isabel Camara |