| [Bernard Doth écrit:]
Je n'ai pas pu assister à l'atelier de Eddy l'été dernier à Ottawa et j'en
étais très déçu. Alors, lorsque j'ai appris qu'il venait à Montréal, je me suis
précipité pour m'enregistrer via l'Internet. Comme un petit enfant qui attend
impatiemment pour aller au cirque, j'avais hâte d'assister à ce fameux atelier
de Eddy Matzger dont j'avais tellement entendu parlé. J'avais hâte de le voir
en action et d'apprendre du "Maître". Je dois dire que je n'ai pas été déçu,
au contraire, la fin de semaine d'activités et d'ateliers a dépassé toutes mes
attentes.
Comment décrire l'énergie, le savoir-faire, la générosité et l'extrême gentillesse de ce bonhomme? De l'énergie, il en a à revendre, rien ne pouvait l'arrêter, démonstration, explication et démonstration de nouveau. Lorsque nous étions tous fatigués et vidés, Eddy nous en donnait toujours plus. En ce qui concerne le savoir-faire, rares sont les ateliers ou les cours auxquels nous avons la chance d'assister où l'on est servi par quelqu'un d'aussi compétent. Étant éducateur physique depuis 30 ans et ayant étudié au niveau universitaire pendant près de neuf ans, je peux vous affirmer que rares sont les professeurs et les entraîneurs qui ont autant de connaissance et de maîtrise de leur matière et qui ont également la pédagogie pour pouvoir la transmettre de façon aussi efficace et agréable. Chacun des participants de l'atelier est considéré de façon égale. Il n'y a pas de bon et de moins bons patineurs, chacun est considéré par rapport à son niveau de progression. Eddy a un mot d'encouragement pour tout le monde et il s'attarde à aider et conseiller chacun des participants. Nous avons tous appris, que ce soit par les démonstrations et la pratique, les commentaires et les conseils personnels adressées au groupe et à chacun individuellement, tout au long de la fin de semaine. Il y avait également le "vidéo-feedback", les commentaires personnels de Eddy qui accompagnaient de courtes séquences vidéo prises de chacun des participants en action que nous avons visionner le samedi soir. Nous sommes sortis de la fin de semaine, fatigués, certes, mais aussi avec un bagage de connaissances que nous pourrons mettre en pratique et essayer de maîtriser durant des semaines, des mois et même des années à venir. Chacun d'entre nous devra surmonter les différentes étapes qui nous mèneront vers une plus grande aisance, et un plus grand plaisir relié directement à une meilleure technique et un geste plus efficace. Il faut dire que nous avions un très bon groupe de participants, fort sympathique et très dynamique. Que dire de la température? Nous avons été très chanceux. Il ne faut surtout pas passer sous silence le travail de Barry Hartmann qui a très habilement assisté Eddy, en coulisse et sur le terrain, en répondant à nos nombreuses questions et en nous offrant des conseils techniques lorsque nous lui en demandions. Il y a également deux autres personnes qu'il ne faut surtout pas oublier, qui ont travaillé très fort pour nous assurer une piste propre entre autres, et énormément d'autres détails, petits et grands, qui ont peut-être passé inaperçus, mais qui nous ont assuré un atelier et une fin de semaine des plus mémorables. Merci beaucoup pour tous ces détails qui ont assuré le très grand succès de cet événement. Bernard Doth [Rod Willmot écrit:] Parmi les 28 participants se trouvaient des patineurs de niveau récréatif (ni vites ni forts ni habiles), des patineurs de niveau "fitness" (très en forme mais sans finesse technique), et des patineurs de vitesse (dont des courseurs aguerris). Tous, mais tous, sans exception, ont été réduits par Eddy à une seule et unique identité -- patineur qui veut apprendre. Durant la première journée -- éreintante sans que nous fassions la moindre vitesse -- nous avons soumis nos corps à une série sans fin de mouvements et d'exercises qui souvent semblaient impossibles (sauf pour Eddy!), toujours au ralenti et donc plus difficile. Quelle surprise de constater que les patineurs les plus forts avaient autant de difficulté, sinon plus, que les autres! J'avoue que plusieurs fois ce jour-là je me suis dit que jamais je ne me servirais de tout ça en patinant. Erreur! J'avoue en plus que samedi soir je me suis couché en disant que dimanche serait perdu, tellement j'avais mal partout. Double erreur!! Dimanche, tout est venu ensemble... Eddy construit ses ateliers pour que chacun puisse travailler avec ce qu'il a, en suivant une progression à laquelle tous participent mais dont chacun retire des bénéfices selon son point de départ. Samedi, tout est décortiqué, ralenti, exagéré, exploré au fond -- et expliqué! Dimanche, on reconstruit -- et voilà, ça marche mieux et différémment, on bouge avec une liberté et une confiance nouvelles, parce qu'on comprend comment faire. Et notre pauvre corps meurtri de la veille, découvrant l'aisance de techniques plus sûres et efficaces, retrouve la joie en patinant. Pour moi personnellement, ce weekend a été une expérience d'apprendre pour vrai des choses que je savais déjà -- un peu -- ou dont je me soupçonnais, ou que j'avais expérimentée de temps en temps sans savoir si elles était bonnes. Plusieurs mystères éclaircis, plusieurs impasses ouvertes enfin. Souvent dans les sports on avance en suivant l'exemple de quelqu'un de plus fort, mais les plus forts le sont souvent sans être bons -- leur force n'est que musculaire, ils sont plus habitués, ils ont adapté leurs corps à une technique défectueuse. Même les meilleurs athlètes sont rarement de bons instructeurs. Eddy Matzger est l'exception. On sait qu'il est un des meilleurs patineurs au monde, et je ne peux pas concevoir de meilleur instructeur. J'en sors avec un paquet de choses. (À part les cadeaux des commanditaires, qui valent presque le coût de l'atelier!) J'en sors avec tout ce que j'ai appris, toutes ces exercices que je veux pratiquer et repratiquer, tous ces progrès que je tiens à approfondir et faire miens. J'en sors avec en plus une beauté au coeur, l'exemple d'Eddy lui-même: son enthousiasme débordant, sa détermination de bien faire et de faire du bien, son empressement de réunir et de partager. En voyant tout ça on comprend le sens profond de l'idée que patiner est une façon de vivre. Avec ces mots je remercie évidemment Eddy et son assistante extraordinaire Barrie Hartman. J'aimerais aussi remercier les autres patineurs qui ont eu le courage et le désir de vivre avec moi ces journées inoubliables. Ils n'ont jamais cessé de sourire, de s'entr'aider et de faire leur mieux pour se dépasser. Rod Willmot [Benoît Julien écrit:] Je ne crois pas me tromper en affirmant que l'atelier de Eddy Matzger la fin de semaine dernière a été une expérience inoubliable. Au nom des 28 participants, j'aimerais remercier sincèrement Eddy pour ses conseils et son énergie incroyable. Merci et encore merci! Benoît Julien |