Marathon International de Lac Beauport

Rod Willmot - 27 janvier, 2002

 
Site superbe, belle glace, organisation fantastique, du beau patinage... Il vaut vraiment la peine d'aller à Lac Beauport, surtout si on peut y passer un couple de jours. La piste est faite de deux longues allées parallèles, avec une courte traverse à chaque bout, le tout formant une boucle de 2.5 km. A un bout se trouve Le Manoir St-Castin, villégiature confortable, relaxe, et idéale pour les sportifs, car même les non-payants peuvent rentrer à l'intérieur pour mettre leurs patins. A l'autre bout c'est le chalet du club nautique, qui acceuille les patineurs en hiver, et était le centre de nos activités cette fin de semaine.

J'ai monté à Lac Beauport samedi après-midi, juste à temps pour participer à... la remise des médailles. Parmi les nôtres, les résultats du 25 km comprennent: Simon Côté 13eme (57:25), Bernard Doth 17eme (58:25), François Leclerc 20eme (61:05), Dany Lévesque 30eme (69:00). Je signalerai aussi deux amies du patin aligné, Suzanne Dionne d'Ottawa, 11eme (54:32), et Jody Levine de Toronto, 29eme (68:10). (Faire les heures d'autoroute que ça prend pour venir de Toronto, rien que pour un 25 km, ça c'est l'amour du patin!)

Ce jour-là les patineurs ont eu droit à des conditions parfaites: pas de vent, pas de neige, beau soleil, bonne glace. Il n'y a que le projet d'un souper communal qui a échoué, mais je me comptais heureux de m'attabler avec Simon, François, Bernard et son épouse Denise. Tous les patineurs ont commandés des pâtes, bien sûr... Là-dessus, des fois je me demande si c'est seulement pour la tradition -- tout le monde sait qu'on mange des pâtes avant une compétition... L'idée c'est de prendre une surdose de glucides, les pâtes étant meilleures pour le système que le riz et le pain parce qu'elles se digèrent plus lentement. Cependant, le surdosage ne marche pas si en plus on prend la quantité habituelle (ou plus) de protéines et/ou de gras. C'est pourquoi votre journaliste ne comprend pas pourquoi les athlètes québécois s'adonnent à la pratique d'absorber quantité de fromages bien gras... après les pâtes bien sûr... si ce n'est pour la joie de vivre!!! Car après notre délicieux repas de pâtes, rendu d'autant plus délicieux pour être servi par la mignonne Violette (à propos de qui tous les mâles présents, surtout Simon, ont agréé mon avis qu'elle était la définition même de "mignonne"), nous avons retourné à notre chambre, où c'était l'heure du fromage, du vin, et des baguettes! Etant québécois d'adoption, j'ai participé comme si les pâtes n'étaient qu'un rêve...

Il est vrai que Simon devait absorber un surplus de calories ce soir-là, parce qu'il avait du travail sérieux à faire sur ses lames. Si jamais vous avez un problème de morfil (morfil -- non, ça coule pas du nez, c'est une espèce de bibitte à enlever des lames pendant et après l'affûtage) -- demandez à Simon, il est passablement expert maintenant.

Au cours de la nuit le beau temps de samedi s'est remplacé par de la neige et un vent raide, "nordique" pour accompagner/contrecarrer nos lames. Faute de suffisamment d'inscriptions pour le 100 km, nous devions tous faire un 50 km, qui à été raccourci finalement à 15 tours = 37.5 km, à cause des conditions. J'ai l'honneur de vous rapporter que j'en retourne médaillé... ou plutôt, avec une "marque de distinction", cette marque étant 4 pouces de longue, assez haut dans la cuisse d'ailleurs, gracieuseté d'une lame de François -- l'autre lame ayant marqué avec moins de distinction juste en-dessous de mon protège-tibia... c'est à dire, dans mon tibia. Il y en a d'entre nous qui n'ont que leurs blessures pour en être fiers...

Les résultats du "50 km -- ha! ha!": Simon Côté 10eme (89:47), Bernard Doth 13eme (89:58), votre serviteur 15eme (103:41), François Leclerc 16eme (103:42). François a eu la gentillesse de me donner le sprint. Au fait je tiens à le remercier pour m'avoir attendu un peu après le départ. Après un tour et demi j'étais tellement tanné de mal patiner que pour la première fois de ma vie j'ai failli lâcher. Je le laisse s'en aller, mais quand il a 100m d'avance Denise me dit qu'il va m'attendre. "Le gros niaiseux" je me dis... et puis je me rappelle que mon but était de faire un entraînement de qualité (patiner mieux à la fin qu'au début), alors je repars... et pour le reste de la course nous avons partagé le travail. Après 4 tours (10 km!) j'ai finalement trouvé un semblant de technique, et après 10 tours j'étais presque à l'aise. Je me souviens même d'avoir souri à certains moments, c'est bizarre n'est-ce pas?

Après la course nous avons joui d'un buffet fourni par les magasins Métro, bravo et merci, c'était somptueux. Pas de vin cependant, vu que nous devions nous en aller par les autoroutes, sauf pour Pierre Gagné, qui en a joyeusement bu pour nous tous -- un beau rouge qui avait le don curieux de lui faire penser que Simon était Bernard et que Bernard était Simon! Au moins il ne m'a pas appelé Denise.

En tout cas, beaucoup de souvenirs, et de belles photos que je mettrai sur le site prochainement. Nous avons tous juré d'emmener avec nous beaucoup plus de patineurs (les joyeux surtout) pour participer l'année prochaine!!!

Voici les résultats complets des deux courses.

Rod Willmot

 

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