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Pour une deuxième fin de semaine, j'ai vécu une autre merveilleuse aventure et
une fois de plus dans un site des plus enchanteurs. Pour une deuxième fin de
semaine, je me retrouve avec Simon et Rod ainsi que nos deux compagnons de
Québec, Pierre Gagné et Gaétan Rochette qui sont cette fin de semaine-ci, les
organisateurs du Marathon du Lac Beauport.
Vendredi soir François, Simon, mon épouse Denise et moi-même nous trouvons tous à l'hôtel Travel Lodge de Québec. Nous allons souper chez Ryna juste à côté, où nous profitons d'un bon buffet et de bonne compagnie pour nous divertir un peu. Après souper, nous retournons à l'hotel pour une session intensive d'aiguisage des lames de nos patins nordiques et de discussions très sérieuses concernant l'aiguisage de patins et des vertus d'un bon "morfil" partout sur la lame. Nous avons bien ri. Après un bon déjeuner le samedi matin, nous nous dirigeons vers le Lac Beauport. Il fait -10 degré à Québec et la météo annonce un +4 degré à Montréal, c'est le monde à l'envers. Nous arrivons assez tôt pour rencontrer tout le monde, placotter et rigoler. Le départ n'est qu'à midi, mais soudainement, il ne reste pas beaucoup de temps. On sent la frénésie dans l'air. Les nuages se sont dissipés et le soleil commence à percer. Nous sommes sur la glace et avons tous hâte de partir, et enfin le départ. Et ça part en "fous", et c'est presque tout le monde qui est emporté par le départ des plus forts. Simon est déjà quelques dizaines de mètres en avant. Il est parti fort, trop fort pour moi. Je m'accroche derrière Suzanne Dionne et Pierre Gagné et je les suis pour environ deux tours, mais je sens que ce ne sera pas pour longtemps, trop vite trop tôt. Enfin après deux tours, je les laisse me distancer, le rythme est beaucoup trop fort pour moi. je commence alors une étape de course que je connais très bien, celle de patiner seul. Je regarde autour et je vois une course très décousue, pas de gros pelotons, seulement des petits groupes, et il n'y en a pas dans les environs, alors je prends un rythme et je le garde. À l'avant dernier tour, je suis rejoint par deux jeunes patineuses, qui me dépassent. C'est alors que je décide de les suivre. J'accélère et je m'installe derrière elles, ah! la jeunesse!!! Je les suis pour un tour jusqu'au dernier virage et c'est le sprint final pour un peu plus d'un kilomètre. Je les vois se détacher et commencer à me distancer. Je ne peux vraiment pas les suivre. Elles ont couru une course intelligente, étant parties plus lentement, elles m'ont eu à la longue. En effet, j'ai fini la course plus fatigué que la semaine précédente au Vermont, ayant l'impression d'avoir patiné plus rapidement mais en réalité ayant fini plus de trois minutes plus lent. La différence, départ trop rapide et pas de travail en peloton. Si je compare les temps du Lac Beauport à ceux du Vermont, je remarque que Bob Tysen (le Gagnant) a un écart de seulement 9 secondes, tandis que Tony Zegers a, tant qu'à lui, 50 secondes d'écart. L'expérience et le travail dans leur peloton respectif leur ont assuré une constance dans leur temps respectif. Je lève mon chapeau à Dany Lévesque qui a patiné son 25 km à son rythme, et ce, après à peine un mois après l'achat de ses patins nordiques. Il jubilait après sa course, content de l'avoir complétée, mais surtout d'avoir participé et d'avoir vécu toute une merveilleuse aventure. Après un bon souper en bonne compagnie, Denise et moi laissons François, Simon et Rod déguster leur vin et fromage tandis que nous optons plutôt pour le bain tourbillon, après un peu de lecture et l'aiguisage des lames pour la course du lendemain. Je me promettais une toute différente course cette fois-ci. Après un bon déjeuner, nous libérons nos chambres et nous dirigeons vers le chalet nautique où la course doit débuter à 10h00. Je me sens un peu tendu après ma course de la veille, et ce, malgré mon massage après la course. Au départ, le rythme est plus lent, mais l'adrénaline nous stimule et on prend un bon rythme. Simon est de nouveau plus loin en avant, je le laisse aller. François et Rod sont derrière et la vitesse est bonne, mais je sens qu'il faut que j'accélère et je me retrouve de nouveau derrière Suzanne Dionne. Je la suis pour un tour et au deuxième tour je lui offre de faire ma part et de tirer dans le vent pour un tour. Un peloton se forme et nous partageons les tâches. le rythme est excellent. Nous rejoignons Simon après quelques tours, et un peu plus tard nous rejoignons Yves Durant et un autre patineur, qui se joignent au groupe. Le rythme est rapide et tout à chacun fait sa part, nous sommes maintenant une machine!! Nous nous tenons et nous nous entraidons, et c'est cela qui fait notre force. Au dernier tour, je vois Simon commencer à accélérer mais personne semble partir pour le suivre. J'accélère pour aller le rejoindre et je le suis de quelques 4 à 5 mètres derrière, mais au dernier virage, il commence à me distancer, je n'ai pas assez de jus pour le suivre. À moins de 100 mètres de l'arrivée, Suzanne Dionne et André Bergeron me rejoignent, m'incitant à donner tout ce qui me reste, mais il ne m'en reste pas suffisamment pour les empêcher de me dépasser à la ligne d'arrivée. Quelle belle course et quelle aventure!!! Merci à vous tous, Simon, Rod, François, Dany et tous les autres qui ont participé à faire de cette fin de semaine une expérience magnifique. Et à tout ceux qui hésite de participer à un événement du genre, ne se croyant pas assez bon ou quelqu'autres excuses, je vous dit que vous manquez de merveilleux moments avec des gens fort sympatiques et ce, dans des endroits magnifiques. Et sur ce, je vous dit, à la prochaine. Bernard Doth |