Another Skater-Lawyer Replies

June 9, 2004
by Ulrich Gautier

 
[Bilingual text.]

I am a member of the Quebec Bar, but I do not practise constitutional law nor do I do litigation of this kind. My field of expertise is criminal law. However, I can give you the following information that may guide you in the right direction.

Whenever you invoke the unconstitutionality of legislation in Quebec, you must advise the Attorney General of the province as he is responsible for the administration of the laws in this province. He is therefore entitled to know when this legislation is being contested and on what basis such contestion is being advanced. In giving this notice, you must respect statutory delays (30 days) that are provided for by the legislation requiring you to give such notice to the "Procureur Général du Québec." You must also respect rules regarding the form of your notice. In drafting your notiice, you must be precise in listing the grounds of contestation as your argumentation is limited to those grounds which are specified in the notice.

I enclose some of the pertinent provisions of the legislation that you should be aware of in this regard. I have highlighted the relevant section which the judge invoked the last time the matter came up before the court:

L.R.Q., CHAPITRE C-25
CODE DE PROCÉDURE CIVILE
LIVRE I
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
TITRE III
RÈGLES APPLICABLES À TOUTES LES DEMANDES EN JUSTICE
CHAPITRE V
DES CAUSES INTÉRESSANT L'ÉTAT

94.3. Les recours contre le gouvernement sont dirigés contre le procureur général du Québec.

1966, c. 21, a. 5; 1992, c. 57, a. 205.

94.4. La signification au procureur général se fait au bureau du directeur général du contentieux à Montréal ou à Québec, en s'adressant à une personne ayant la garde de ce bureau.

Le procès-verbal de signification doit notamment mentionner le nom de la personne à laquelle la copie de l'acte a été laissée.

1966, c. 21, a. 5; 1975, c. 83, a. 9; 1985, c. 29, a. 5.

94.9. Les articles 543 à 553 et 568 à 732 ne s'appliquent pas à un jugement rendu contre le procureur général.

1966, c. 21, a. 5; 1992, c. 57, a. 210.

94.10. Lorsque le procureur général est condamné par jugement ayant acquis force de chose jugée à payer une somme de deniers, le ministre des Finances doit, après avoir reçu une copie certifiée de ce jugement, payer le montant dû à même les deniers disponibles à cette fin ou, à défaut, à même le fonds consolidé du revenu.

1966, c. 21, a. 5; 1992, c. 57, a. 211.

95. Sauf si le procureur général a reçu préalablement un avis conformément au présent article, une disposition d'une loi du Québec ou du Canada, d'un règlement adopté en vertu d'une telle loi, d'un décret, arrêté en conseil ou proclamation du lieutenant-gouverneur, du gouverneur général, du gouvernement du Québec ou du gouverneur général en conseil ne peut être déclarée inapplicable constitutionnellement, invalide ou inopérante, y compris en regard de la Charte canadienne des droits et libertés (Partie I de l'annexe B de la Loi sur le Canada, chapitre 11 du recueil des lois du Parlement du Royaume-Uni pour l'année 1982) ou de la Charte des droits et libertés de la personne ( chapitre C-12), par un tribunal du Québec.

L'avis doit, de façon précise, énoncer la prétention et exposer les moyens sur lesquels elle est basée. Il doit être accompagné d'une copie des actes de procédure et être signifié par celui qui entend soulever la question au moins 30 jours avant la date de l'audition.

Le tribunal ne peut se prononcer que sur les moyens exposés dans l'avis.

1965 (1 re sess.), c. 80, a. 95; 1985, c. 29, a. 6.

97. Dans toute demande touchant l'application d'une disposition d'ordre public, un juge peut, d'office ou sur demande, ordonner la signification de la demande au procureur général du Québec. L'instance est alors suspendue jusqu'à l'expiration d'un délai de 10 jours de la date de la signification.

Il peut aussi, d'office, ordonner la signification au curateur public de toute demande mettant en cause l'intégrité d'une personne majeure inapte à consentir à des soins qui n'est pas représentée par un tuteur, un curateur ou un mandataire. Dans ce cas l'instance est suspendue jusqu'à l'expiration d'un délai de 5 jours de la date de la signification.

1965 (1 re sess.), c. 80, a. 97; 1969, c. 79, a. 3; 1979, c. 37, a. 10; 1989, c. 54, a. 133; 1992, c. 57, a. 212.

98. Après signification de l'avis prévu par les articles 95 et 96, ou à tout moment dans le cas d'une demande visée dans l'article 97, le procureur général peut intervenir dans la cause, et prendre par écrit des conclusions sur lesquelles le tribunal doit se prononcer.

Dans les cas visés dans les articles 95 et 96, le greffier transmet sans délai une copie du jugement au procureur général. Dans les cas visés dans l'article 97, il le fait si le juge a ordonné la signification au Procureur général de l'acte qui contient la demande ou que ce dernier est intervenu dans la cause.

1965 (1 re sess.), c. 80, a. 98; 1979, c. 37, a. 11; 1992, c. 57, a. 213, a. 420.

99. Dans toute instance touchant l'application d'une disposition d'ordre public, le procureur général peut, d'office et sans avis, participer à l'enquête et à l'audition comme s'il y était partie.

1965 (1 re sess.), c. 80, a. 99.

Note: you can find the actual legislation at this site.

You might also note that you are not contesting the validity of "La Loi 499." Rather, you are contesting the provision of a section of the following law: L.R.Q., chapitre C-24.2 - Le Code de la sécurité routière. In effect, Section 499 of that law states the following:

CHAPITRE VI
DISPOSITIONS DIVERSES RELATIVES À L'USAGE DES CHEMINS PUBLICS
Interdiction.

499. Nul ne peut faire usage sur la chaussée de patins, de skis, d'une planche à roulettes ou d'un véhicule-jouet.

1986, c. 91, a. 499.

If you need more information about the legal system in Quebec, legislation, and so on, the very best site for such information is provided for by a colleague and friend of mine, Maître Marco Rivard. The site is titled: "Les principaux signets Internet du juriste québécois." It can be found at: http://www.obiter2.ca/

I think that your best bet is either to contact Legal Aid in Montreal (514-842-2233 - 800 de Maisonneuve est) and the McGill Legal Information Clinic (398-6792 - leave a message if the call is not answered directly). Legal Aid is responsible for defending accused persons. The McGill Legal Information Clinic can help you in drafting legal arguments contesting the validity of the legislation.

I hope that this information is of use to you. Good luck. And watch out for those potholes.

Ulrich Gautier

 

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