Programme de Certification IISA

Mise à jour le 12 juin, 2003
Par Charles Britney

 
[Traduit par Rod Willmot. Charles Britney est membre du Ottawa Urban Inline Skating Club. Il a pris le même cours que Lanny, Elizabeth et Gillian. Le texte ci-dessous fut écrit comme une lettre à Allan Wright, membre du conseil de l'IISA (voir le texte d'Allan). Reproduit avec permission.]

Je lis avec intérêt les séquelles du cours ICP donné à Ottawa. Les participants au Niveau 1 étaient, pour la plupart, des membres des clubs à Ottawa, Toronto et Montréal -- nous nous connaissons tous grâce aux compétitions etc.

Moi je patine depuis 6 ans, courte-piste depuis 2 ans, un peu de longue-piste. Je suis membre actif du club Ottawa Urban Inline.

Mon premier point... À propos de votre réponse au compte-rendu offert par Lanny, je l'ai trouvée prévisible étant donné que vous êtes membre du conseil de l'IISA. J'aurais trouvé plus intéressant si vous auriez reconnu au moins quelques-uns de ses critiques -- peu importe sa manière de les présenter. Même chose pour les commentaires d'Elizabeth Wadas (20 ans dans le patinage artistique -- voir un de mes points ci-dessous). Avez-vous vus les commentaires de Gillian Clarke?

Pour moi personnellement mes réactions au cours sont la conséquence de mon âge (57) et mes intérêts:

  1. Habilités requises. Nombre des habilités qu'il fallait posséder sont trop spécifiques au monde du patinage artistique, notamment l'arrêt en vrille (spin-stop), le patinage en arrière, les "swizzles", l'arrêt glissant en arrière (backwards power-slide), et une méthode fort critiquable de croiser (on a jugé mes croisés style courte-piste comme la mauvaise méthode!).
     
    À 57 ans, n'ayant jamais été entraîné dans ces techniques [(vu que le contexte de mon entraînement est le patinage de vitesse)], c'est très peu probable que je les apprenne jamais, et jamais ne les enseignerais à des débutants de mon âge, même sur la surface propre à l'intérieur d'un aréna. C'est évidemment que l'avantage ici est aux patineurs artistiques qui veulent enseigner le patin aligné. Tous les autres sont fort désavantagés. Par exemple, l'arrêt en vrille m'était complètement inconnu avant de suivre ce cours. Pour souligner ce point, tous les instructeurs avec un Niveau 1 ou plus de l'IISA que j'ai jamais connus sont des gens avec 5-20 ans de patinage artistique. Je suppose qu'il y a des exceptions.
     
  2. L'examen écrit. Trop l'appris-par-coeur, trop peu les principes -- il fallait débiter les mêmes mots dans le même ordre. À mon âge il faut plus qu'une journée pour apprendre quelque chose par coeur. Le diabète (Type 2) ne facilite pas la tâche.
     
  3. La méthode d'instruction. Je n'ai pas de problème avec ça puisque j'enseigne déjà à des adultes et je sais comment décomposer les mouvements comme et quand il le faut.
     
  4. Sécurité. Le cours consacre très peu de temps aux questions de sécurité. Selon moi pourtant c'est très important, et ça m'étonne qu'on n'en ait presque pas parlé. D'autant plus que plusieurs des habilités requises sont douteuses d'un point de vue sécurité. Les adultes (a) ont peur de tomber, et (b) veulent être sûrs qu'en cas de chute ils sauront comment minimiser les dommages. L'entretien des patins et où/quand se servir de certaines techniques n'ont même pas été mentionnés.
     
  5. L'encouragement. Tout le long du cours je n'ai reçu des instructeurs que des commentaires positifs. Je cite: "beaucoup de progrès depuis hier," "tu n'as rien à craindre". À vrai dire, ayant vu ce qui se passait la première journée je me demandais si ça valait la peine de revenir dimanche [(vu que j'allais évidemment échouer)]. Ce n'est que l'encouragement de l'instructeur qui m'a fait revenir. De sorte que j'ai trouvé d'autant plus décevant d'échouer par 75 points. Voilà pourquoi je me sens trahi par tout le processus et le résultat.
En tout, si j'aurais su comment on évalue les étudiants-instructeurs et pour quelles raisons, jamais je n'aurais perdu mon temps avec ce cours. Si vous cherchez des instructeurs de mon âge, vous manquez le cible. Plusieurs des habilités requises constituent un barrage important.

L'instructeur nous a offert de nous aider à reprendre l'évaluation, mais, honnêtement, ça ne me tente pas. Toute cette expérience a laissé un goût amer dans ma bouche.

Je m'excuse d'avoir divaguer un peu. Je suis bien négatif à propos de plusieurs aspects des prérequis pour le Niveau 1, et le fait qu'on a définit un programme mise en forme qui exige le certificat Niveau 1 me révolte encore plus. L'arrêt glissant en arrière, le patinage en arrière, l'arrêt en vrille -- en quoi ces choses-là contribuent-elles à la mise en forme? Ç'a pas de bons sens! Un entraîneur pour la mise en forme a besoin d'une préparation pratique et appropriée, non pas du paquet complet.

Charles Britney

 

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