| Exercices suggérées | |
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| Fartlek Intervalles Accélérations 30/30 |
Petits sprints Échelles Côtes et collines Avec des amis |
| Fartlek |
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| Fartlek est un mot suédois qui veut dire "jeu de vitesse". C'est un type d'entraînement
où des éléments courts de vitesse et d'effort intense sont incorporés spontanément dans une activité
assez longue, avec beaucoup de repos actif. Le modèle original du fartlek était de partir en campagne,
en jogging, et d'éclater de temps en temps en petites courses folles -- monter la colline, sprinter
jusqu'à l'arbre -- séparées de périodes de récupération en maintenant le mouvement.
On peut faire du fartlek aussi bien à seul qu'avec des amis. En patin, on peut le faire en piste ou sur route, à condition que les circonstances permettent de sprinter sans danger. On roule doucement, on se lance un défi -- sprinter jusqu'au poteau là-bas! -- puis on roule doucement. Voici un fartlek planifié qui marche bien sur un ovale de 400 m. Chaque partie comprend deux tours de l'ovale où on fait le suivant: le premier tour, on roule mollo (doucement mais en patinant bien); ensuite on fait 300 m à vitesse moyenne; et puis on sprint 100 m à pleine vitesse. Si vous êtes un groupe d'amis qui roulent en peloton, on fait une série de 5 fois deux tours de cette manière, en changeant le patineur coupe-vent à tous les deux tours, et en regroupant tout de suite après chaque sprint. À seul, 5 fois deux est trop difficile, alors on ne fait que 4 fois deux. Après la série on prend 10 minutes de repos actif (debout, en se laissant dépasser par les débutants). Tôt dans la saison on fait une autre série, mais plus tard on peut en faire trois. Un entraînement complet serait donc: 10 minutes de réchauffement, le fartlek, 10 minutes de warmdown, et des étirements. |
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| Intervalles |
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| Définition et bénéfices de l'entraînement par intervalles L'entraînement par intervalles (interval training) s'oppose à l'entraînement continu, c'est-à-dire à intensité constante. Mettons que vous allez vous entraînez pendant une heure. Si vous patinez à vitesse constante pour une heure de longue, l'intensité est forcément limité. Vous ne pouvez pas rouler à pleine force (100%) pendant plus de 10 minutes, d'ailleurs les meilleures bénéfices d'une heure à vitesse constante viendront d'une intensité basse, dans la zone aérobique. L'entraînement par intervalles consiste de périodes d'exercice à haute intensité (80%-90%), séparées de périodes de repos actif permettant une récupération complète. La répétition de ces intervalles de patinage dur et de récupération en alternance permet de passer beaucoup plus de temps à haute intensité que vous ne pourriez le faire dans un entraînement continu. Les bénéfices qu'on en retire comprend: des améliorations dans le système de production d'énergie, le développement des muscles, la tolérance de l'acide lactique et son enlèvement et recyclage. Exemples d'entraînements par intervalles Tôt dans la saison on ne fait jamais plus d'un entraînement-intervalles par semaine. Plus tard on peut en faire deux. Les exemples suivants invitent des variations à l'infini...
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| Accélérations |
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| Les accélérations (accels comme on dit) s'ajoutent facilement à n'importe
quel entraînement, soit pour préparer un élément plus intense, soit pour ajouter un élément
de vitesse à un entraînement qui autrement n'en aurait pas. On part un accel quand on est déjà en mouvement (d'où le nom), pour accélérer jusqu'à un certain pourcentage de son maximum, mettons de 75% à 90%, selon ce qu'on veut. La distance de chaque accel est relativement courte, de 50 à 200 mètres, et entre les accels on reste en mouvement au niveau du repos actif, le temps de récupérer. La combinaison de courte distance et de récupération rehausse le plaisir de s'exercer, de sorte qu'avant chaque nouvel accel on a vraiment envie de le faire. À part les effets purement physiques des accels, l'effet technique est très important. Tandis qu'il est extrèmement difficile de bien patiner à partir d'un départ, en sprintant, et quand la fatigue est intense, accélerer graduellement permet de bien développer des mouvements fluides, dégagés, puissants et efficaces. C'est d'ailleurs la meilleur raison de faire des accels -- de pratiquer le mouvement de la vitesse. Tôt dans la saison ou quand le corps récupère d'un entraînement dur, faites des accélérations faciles, légers, avec beaucoup de repos. Plus tard dans la saison et quand le corps a faim des défis, faites des accélérations plus intenses, avec moins de repos. Voici un exemple d'un entraînement sur ovale de 400m, composé uniquement d'accels:
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| 30/30 |
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Les 30/30 sont un moyen de torture qui peut, je ne sais pas comment mais c'est vrai,
donner plus de satisfaction au patineur qui le pratique qu'à l'entraîneur qui l'impose. Il
s'agit d'alterner 30 secondes d'effort très intense (jusqu'au maximum) et 30 secondes de repos actif.
Essayez d'en faire 15, et si vous ne trouvez pas les derniers bien difficiles c'est que
votre niveau "intense" est un terrain que vous n'avez pas encore découvert. Essayez plutôt 10 pour
commencer... et faites des choses beaucoup moins dures pour le reste de la séance.
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| Petits sprints |
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| Un peu comme dans le fartlek, on peut incorporer de petits sprints dans
un entraînement où l'intensité moyenne est relativement basse et la vitesse plutôt
constante. Par exemple, sur un ovale de 400m on peut faire des séries de tours avec
un tout petit sprint de 50m à la fin de chaque tour, le reste étant à vitesse modérée.
Cela permet d'épicer un entraînement d'endurance ou de récupération. Faites très attention à la technique dans cette exercice. En sprint la position du corps est beaucoup plus basse qu'à vitesse modérée, les mouvements beaucoup plus rapides -- si votre retour de jambe est paresseux vous poserez les patins de plus en plus à l'extérieur, et votre sprint sera inefficace. (Au lieu de concentrer sur la poussée, concentrez sur le genou qui fonce en avant avec le patin qui va se poser -- bien en-dessous de votre corps.) |
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| Échelles |
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Les échelles se pratiquent bien sur un ovale de 400m, où on peut composer des séries de
tours "en échelle", le nombre de tours montant et descendant, avec repos actif entre chaque
série. La vitesse doit rester constante, d'intensité plutôt modérée, de sorte que le défi
est de maintenir une bonne forme pendant de plus en plus de temps, tout en exerçant un niveau
d'effort qui devient de plus en plus exigeant (tout en restant le même). Le fait de devoir
redescendre l'échelle, au lieu de pouvoir lâcher complètement après l'effort suprême, a l'effet
paradoxal de maintenir la difficulté tout en facilitant votre progrès -- parce que les repos sont
maintenant plus fréquents. C'est un peu comme quand on approche la fin d'une course.
La bénéfice psychologique est surprenante; ça développe
la confiance et la résistance mentale, autant que ça exerce le corps.
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| Côtes et collines |
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| J'ai souvent été dépassé sur le plat par des athlètes plus forts, rien que pour les
redépasser plus tard en montant une côte -- leur technique de grimpe étant inexistante.
En même temps, j'ai souvent été dépassé en grimpant par d'autres athlètes plus forts et meilleurs
grimpeurs, rien que pour les redépasser en descendant -- leur peur de la descente étant le
contraire de ma joie. Technique, technique -- les côtes sont affaire de technique, pas de force!
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| Avec des amis |
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Toutes les exercices sur cette page se pratiquent très bien, sinon mieux, en compagnie de
quelques amis, surtout quand on patine en peloton. Les jeux ci-dessous mettent l'accent précisément
sur les habilités qui contribuent à l'efficacité d'un bon peloton. Dans les jeux #2 et #3, où par
moments il y a un patineur à côté du peloton, celui qui est hors du peloton doit faire très
attention de ne pas mêler ses patins à ceux des autres. Difficile sur une piste étroite --
mais ça se fait!
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| Rod Willmot |